
Traverse de la Mer Noire
« Combien la biere ? un euro.
Combien le verre de vodka ? un euro.
Combien la bouteille de vodka ? 5 euros.
Deux bouteilles s’il vous plait. »
Dans le bar du Ferry d’Istambul a Sevastopol
Apres notre depucelage de Mosquee, une soiree avec des supporters communistes du Fenerbahce et Troll pris en sandwich sur la piste de danse, nous voila partis dans un ferry a travers la Mer Noire. Istanbul-Sevastopol. 550km de traversee.
De ferry, il s’agit en fait plus d’un vieux rafiot sovietique dont l’equipage ukrainien se montre d’un genre plutot distant (premiere soiree, premiere embrouille entre un marin barman et Troll qui se retrouve oblige d’eviter le combat pour qu’on ne se fasse pas expulser du bateau encore a quai).
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La crimee
“Qu’on m’appelle le Crimier”
Notre hote en Crimee, Alexey, habite en dehors de Sevastopol, en bordure de la cote.
Sa maison n’en est pas vraiment une. Pas de piece. Pas de crepis. Pas de plancher. Pas de lit. Pas de chocolat. Et juste du beton avec des echelles en guise d’escaliers.
L’ambiance est digne d’un episode de Strip-Tease.
Alexey a deux compagnes qu’il heberge simultanement. La premiere est de Kiev, la seconde est venue de Moscou avec son bebe...
Image mentale de la premiere soiree : nous sommes dans la cuisine a ecouter le pote d’Alexey, Dima, 45 piges et completement raide qui nous explique les visions qu’il vient d’avoir alors qu’il rendait visite a sa defunte mere au cimetiere : « Je jouais de la guimbarde quand j’ai vu le ciel se dechirer, les etoiles fuser pour laisser place a un soleil crachant mille flammes !!! ». Pendant ce temps le bebe suce un sac plastique dans l’indifference alors que sa mere t’chat sur Internet et qu’Alexey joue de cette cornemuse qu’il a fabrique avec un sac poubelle, deux flutes et un tuyau...
En ce qui concerne les paysage de la Crimee, se referer aux photos.
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Kiev
A Kiev, le cauchemard commence.
On devait recuperer le visa russe ici. Mais on realise vite que ce ne sera pas possible de le contracter pour une duree superieure a 15 jours... Or, il nous faut absolument un mois pour traverser entierement la Russie.
On decide donc a contrecoeur de partir pour la Lithuanie, ou Frip a recupere ledit visa pour un mois la derniere fois.
Apres avoir contracter un visa de transit Bielorusse, nous voila repartis sur la route.
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Minsk
Traversee de la Bielorussie, dictature policiere ou s’opposer a l’etat vous conduit directement en prison.
Escale a Minsk. Les trottoirs sont deserts. Il y a deux fois plus de policiers que de civils. Les routes sont immensement larges mais presque aucune voiture n’y circule. Et les rues sont impeccables, d’une proprete incroyable.
Au supermarche, le vigil nous piste au pas. Et il a raison...
Plus tard, dans l’apres-midi, des policiers nous controlent parce que Troll s’etait etendu dans l’herbe « Vous etes fatigue, qu’est ce qui se passe ? Pourquoi vous vous couchez au sol ? »
Impossible...
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Kiev – Minsk – Vilnius – Varsovie - Kiev
- jours pour un visa
« - Alors voila, on essaie de recuperer le visa russe, mais je crois qu’a present c’est impossible…
- Mais de quoi impossible ! Rien n’est impossible !
[il appelle]
- Ok, les gars, en fait c’est impossible… »
Conversation avec l’employe d’une agence de voyage a Vilnius
Arrivee a Vilnius le 15 octobre, pour recuperer le visa russe.
On se pointe, confiant, dans une agence de « visa support ». Et c’est alors qu’on apprend qu’une nouvelle loi est entree en vigueur le 11 octobre, 4 jours plus tot, et que seuls les ressortissants lithuaniens peuvent desormais faire la demande de visa, que ce n’est plus possible pour les etrangers.
L’ambasse russe nous le confirme...
On passe alors des jours a faire le tour des agences de voyages, on appelle les ambassades russes des autres pays, a Riga, a Talinn, a Helsinki, a Minsk.... C’est partout pareil. Les etrangers ne peuvent plus y faire de demande de visas touristiques. On nous dit qu’il faut rentrer en France pour faire la demande.
La fin du voyage semble proche. On desespere. On ne peut plus continuer en Russie.
L’Ukraine est notre dernier espoir. Frip appelle l’ambassade. On lui passe un responsable. Le gars parle courramment francais, nous dit que c’est possible et ne comprend pas pourquoi il en serait autrement. On ne le croit qu’a moitie, car personne ne semble etre au courant des nouvelles lois.
Ca nous rend fous de devoir faire marche arriere. Et tout ca pour, au mieux, avoir un visa de 15 jours. Mais c’est mieux que de rentrer...
On prend alors le bus pour l’Ukraine. On est mercredi. Il faut faire vite et arriver avant le week-end et la ferneture de l’ambassade.
A Varsovie, on manque de louper notre correspondance car le moteur du premier bus brule en chemin et il nous faut attendre un nouvel appareil... 4h de retard. On chope le bus a Varsovie a une miserable minute pres.
Arrivee a Kiev. Pour la deuxieme fois.
On se precipite a l’ambassade russe. On nous dit la-bas qu’une loi est passe hier. Et ils ont recu une liste de pays a qui ils ne peuvent plus delivrer le visa touristique. La liste est longue : L’Autriche, la Hongrie, l’Espagne, la Belgique....
La France n’est pas sur la liste !
Par contre lundi, ils s’attendent a de nouvelles reformes.
On se precipite alors a une agence, on fait le visa en express. La secretaire nous dit que 15 jours c’est peut-etre un peu juste pour traverser la Russie. Du coup, elle appelle le Consul :
- J’ai deux jeune francais qui veulent rejoindre le japon par la Russie, est-ce que ce serait possible de leur faire un visa de 3 semaines ? Exceptionnellement ?
- Mais de quoi trois semaines ?! C’est un mois qu’il leur faut.
On apprendra plus tard que c’est le Consul que Frip avait eu au telephone depuis Vilnius quelques jours plus tot.
On se retrouve donc en possession du visa pour un mois.
Le voyage peut continuer. De justesse !
Et l’enthousiasme de reprendre le dessus.
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Ca donne CDF en feat avec Seeya
Bientot sur vos mp3
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Moscou
Les points fort de notre sejour dans la capitale se divise entre :
- La visitie du Mausolee de la place rouge ou on peut voir la depouille de Lenine dans une ambiance des plus glauques.
- Quelques photos devant l’Eglise d’Alladin ou Troll prend une nouvelle fois une pose hip-hop, comme devant chaque monument historique en somme...
- Une soiree internationale dans l’appartement d’un moscovite a voire des bieres avec le consul des Philippines…
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La Carelie
“ La secretaire d’AVIS: You’re sure you’re don’t want to subscribe for the super insurance?
Frip: No, that’s 50euros, that’s a bit much, we’ll be careful you know…
La secretaire: But it’s nothing, comparing to 500euros, if someone scratch the car!
Frip: Pff… don’t worry about it.”
Au bureau de location, a St Petersburg
NB: Deux jours après, quelqu’un rentrait dans la voiture a Mourmansk et se barrait sans laisser d’adresse. Coup de l’operation: 150euros.
Apres avoir visiter les toits deSaint Petersburg, nous louons une voiture pour prendre la route en direction du Grand Nord.
Traverse de la Carelie.
1500km de route nationale de St Petersburg a Mourmansk (ou Troll etablira son record personnel, au retour, 16heures en une fois)
On passe le cercle polaire artique mais la neige ne sera pas au rendez-vous.
Un peu avant Mourmansk, nous prenons deux auto-stoppeurs russes, journalistes de retour d’un reportage sur le chamanisme dans la presqu’ile de Kola.
Arrivee en ville ils nous offriront une viste guide et appelleront deux amies a eux qui parlent courrament francais et dont la premiere, Tatiana, nous hebergera pour deux nuits.
Soiree avec la mere de Tatiana, ancienne jeunesse communiste qui nous vante la grandeur passee de l’URSS: “Lenine was our leader we have to respect him and you have to respect him”
Silence pesant.
La journee, nous allons a l’ecole ou Tatiana donne des cours de francais et nous donnons une lecons a une classe entiere… video et photos memorables!
Nous n’arriverons finalement pas a voir la Mer de Barents, la visite de toute la cote Nord de la Carelie necessite en effet une autorisation speciale car la flotte sous-marine russe est basee la -haut. Nous nous consolerons en visitant les epaves de bateaux echoues aux portes de la Mer de Barents.






